Lecture au cœur des œuvres !

C’est pendus aux lèvres de deux bibliothécaires de l’espace Duranti, Carole et Nicole, que nous sommes partis à la découverte de Black Incarnation. Emportés par leurs histoires, c’est tout un univers qui s’est ouvert à nous, en commençant par le bestiaire La Cuisine des animaux farfelus, de Sandra Albukrek Sebban. Des « insectes » de Guillaume Viaud, à Mon loup, d’Anne Bertier il n’y a qu’un pas. Un pas de plus vers un nouvel univers, un monde imaginaire, celui d’Amos et le pays noir (Anne Cortey et Janik Coat), répondant aux Fusions de l’artiste Ferréol Babin.

Un demi-tour sur nous-même, et nous voilà face aux toiles de Thomas Fougeirol pour découvrir Le livre noir des couleurs, de Menena Cottin et Rosana Faria. Dessins noirs, sur feuilles noires, c’est par reflets que nous voyons apparaître les paysages. Mais voilà que nous chavirons dans La nuit de Betty Bone, tantôt à l’endroit, tantôt à l’envers, avant que le bruit de l’océan et La grande vague et le petit Hokusai, ne nous fassent plonger dans les profondeurs marines, hantées par les céramiques de Nathalie Lété.

Grâce à  Je suis une méduse (Béatrice Fontanel et Alexandra Huard) qui présente une créature aquatique sensible et loin d’être terrifiante, nous voilà réconciliés avec les fonds marins. C’est tout en poésie que nous sommes arrivés jusqu’à l’œuvre de Mona Oren, support aux Mystères de Harris Burdick de Chris Van Allsburg, dont les traits de crayon émergeaient de l’obscurité à la lumière des choux.

Le voyage s’est achevé, en se posant délicatement tel Un papillon (Grégoire Reizac et marion Arbona) sur une branche, comme les plumes travaillées par Nelly Saulnier.

Un grand merci pour ce voyage au fil des mots, et ces oreilles attentives. A bientôt pour de nouvelles aventures !